Vous ne le savez peut-être pas, mais c’est nocturne le jeudi soir à la piscine Judaïque de Bordeaux. Pourquoi je vous parle de ça ? Parce-que l’on trouve dans cette piscine et ce soir là, les plus beaux papillons homos du coin. Moui, ok, encore une rumeur de lancée ! Héhé ! A la vue des regards ces soirs là, j’ai l’impression que les mecs sont là pour se rincer un peu plus que le maillot.
Bon, je suis sympa, je vous file le mode d’emploi pour éviter les embûches jusqu’au bassin.
En premier, regroupez rapidos le jeudi vos affaires de piscine et prenez hardiment le chemin vers ce lieu de toutes les réjouissances. Hou-là, j’allais oublier ! Avant toutes choses, faire un petit tour sur Bison-futé pour voir l’état de la rocade… et me… heuuu… flute ! c’est bouché comme d’habitude à 19H. Ça commence fort… Mais pas de panique, vous avez la solution de secours : le tramway ! Allez hop ! C’est parti dans votre tuture (adorée) jusqu’à la plus proche station-relais. Heu oui, enfin… bon… disons que vous trainez tant bien que mal votre voiture, entre deux feux anémiques et un flot de circulation pantouflard.
Mais voilà le parking de la station de tram ! Yes ! Vous prenez votre ticket à la catcheuse qui tient la guérite d’entrée, heuu oui madame, j’ai pas la monnaie… Carte bleu ? Non ? pas taper ! pas taper ! Ensuite, vous trouvez une place à votre tuture (adorée), vous fermez les portes et… vous voyez votre tram démarrer sous votre nez ! Boonnnn, on va pas s’énerver pour si peu, on reste calme… zen… vous allez savourer la joie de l’attente sur un banc en bois de la station. Oui, mais pas n’importe quel banc ! C’est un truc super-design-méga-hype ! Calculé pour être tout juste inconfortable. On ne sait jamais, vous pourriez y prendre goût d’attendre le tramway. A coté, vous observez un mec entrain de se battre avec le distributeur automatique de tickets, une machine super-téra-béta-intuitif… Cool man ! Oui c’est cela, va voir la catcheuse de l’entrée, elle va te filer le mode d’emploi hin-hin-hin ! Enfin la rame arrive… et vous arrivez à la nocturne à Judaïque. Bon, je passe les détails sur les affres du voyage, c’est d’un commun ! Entre la hantise de la panne électrique, l’étouffement dans une rame bondée et les portes automatiques que les gens s’obtiennent à retenir quand elles se ferment. Bref, c’est à peu de choses près, ce qu’a du ressentir Christophe Colomb en traversant l’Atlantique.
Mais vous êtes maintenant devant l’entrée de la piscine ! On a beau dire, la nocturne à Judaïque c’est la nocturne à Judaïque. Déjà, il faut que la piscine soit ouverte… et ce n’est pas courant. Il y a souvent les impondérables : le popo du petit dans le bassin, l’entartrage de la filtration, le dégazage inopiné d’un pétrolier, heuu là je m’égare… Je vous conseille donc de prévoir une solution de replis en cas de fermeture. Mais si la piscine est ouverte, pas en travaux, avec l’éclairage qui fonctionne, vous pouvez envisager de prendre votre vestiaire. Ne faite pas attention aux messages “wc hors d’usages” écrits au marqueur rouge sur toutes les portes des toilettes, c’est pour tromper l’ennemi ! Tous fonctionnent ! Vous venez de comprendre pourquoi la piscine ferme si souvent, car difficile de se retenir dans l’eau pour ceux qui ne savent pas que les wc sont en pleine capacité de vous soulager.
Enfin le bassin ! Vous pénétrez dans le sanctuaire… grosso-modo une étendue de mâles hyper-stressés et de femelles grégaires, et entre, quelques flaques d’eau. Et voilà que tout ce petit monde se télescope hardiment, tel un régiment de neutrons dans la cuve d’une centrale nucléaire. Et vous, vous atteignez rapidement votre masse critique d’énervement ! Bientôt l’explosion finale et le retrait du bassin. Bref, si vous arrivez à faire votre cota de longueurs ce soir là, c’est soit que vous avez foncé dans le tas en crawl, plaquettes aiguisées aux mains et palmes aux pieds, si si ! ça existe ! Soit vous-vous êtes tapé toutes les longueurs du bassin en apnée. Enfin, après l’effort, le réconfort d’un bon jacuzzi ! heuu… oui… bon c’est un peu entassé là dedans. Non médème ! n’ayez pas peur, je ne vais pas m’assoir sur vous. Finalement, je vais opter pour la pataugeoire, là-bas au fond, il n’y a personne, ça va faire l’affaire, il faut que je me relaxe moi, cool… faire ma bulle, souffler… Depuis que j’ai quitté mon chez moi, je stresse à mort ! Je dois redevenir cool et détendu, hummpfff… Groummmph ! sgrogneugneu !
:tappe: